
En avril 2000, M. BONDURAND Denis a accroché une construction lors d’un défonçage sur l’une de ses parcelles. M. BONDURAND a alors prévenu le Service Régional de l’Archéologie du Languedoc Roussillon à Montpellier pensant avoir trouver « quelque chose ».
J-M PENE, technicien de recherche est venu à St Paul et a confirmé l’existence d’un site archéologique. Ce site était déjà connu depuis 1994. Des céramiques avaient été repérées lors de prospections pédestres. M. BONDURAND décida de prêter son terrain pour d’éventuelles fouilles. M. PETITOT Hervé entreprit avec le groupe archéologique du Val de Tave de réaliser une évaluation archéologique bénévole du 26 juin au 4 juillet 2000.
Les recherches ont permis de découvrir des pièces d’habitats, un chai, un puits, une citerne, un aménagement excavé, un four et un fossé.
Quatre pièces d’un habitat résidentiel sont apparues à environ 30 cm de profondeur. Deux des pièces ont un sol en terrazzo tandis qu’une troisième est ornée d’une mosaïque. La mosaïque a été dégagée sur environ 35,5 m2. La céramique, (pour le jaune et le rouge), la quartzite et le calcaire (pour le blanc), le marbre (pour le bleu-gris) et le schiste (pour le vert) ont été les matériaux utilisés pour l’élaboration de ce parterre il y a 2000 ans. (Le matériau utilisé pour le noir n’a pas été identifié).
L’embléma représente un canthare rempli de vin. Un effet de volume est rendu par un dégradé de couleur au niveau de la panse. Il est entouré de guirlandes tressées bleues, rouges, jaunes et blanches.
L’embléma est entourée de médaillons dans lesquels sont représentés des fleurs toutes différentes les unes des autres. Coté Est, un espace en forme de « U » est constitué uniquement de tesselles blanches. Cette surface marque l’emplacement au sol de banquettes ou de lits. Cet espace réservé est caractéristique des tricliniums qui sont des salles d’apparats appartenant aux villas gallo romaines.
Les datations ont été établies à partir des céramiques recueillies dans les aménagements. L’ensemble du matériel appartient au Haut Empire Romain. L’absence de claire B-luisante et de céramique oxydante micacée sous entend que la villa n’est plus occupée dès le milieu du 2ème siècle après J.-C.
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[1] Sources Rhodanie N°76 décembre 2000